___2. Évolutions écologiques
__On mesure encore mal l’impact des plantes transgéniques sur notre environnement et le désordre écologique qu’elles pourraient causer. L’évolution de celle-ci et de leurs gênes au sein des écosystèmes auxquels elles appartiennent est un problème majeur car la durée de survie dans le sol des bactéries au patrimoine génétique modifié semble plus importante que prévue. Par crainte d’une dissémination accidentelle de ces micro-organismes on travaille dans les locaux aussi étanches que possible avec une hygiène irréprochable.
__Toutefois, lorsque la culture de ces plantes se fait en conditions naturelles il existe des facteurs de dissémination incontrôlables : le vent, l’eau, les animaux et l’homme transportent leurs pollens, leurs graines ou leurs plantules. Dans ces conditions, ne faut-il pas alors craindre des transmissions involontaires de gênes entre plantes « sauvages » et modifiées ? Des plantes, comme le colza ou l’endive transgénique auront donc la possibilité de transmettre leurs transgènes de résistances aux herbicides à des mauvaises herbes lors de croisements naturels. Elles donneraient naissance à de « supermauvaises herbes » dont il serait presque impossible de se débarrasser. Dans cette hypothèse, des phénomènes invasifs de certaines espèces sont à prévoir. Prenons un exemple : le maïs transgénique. On a introduit un gène à ce dernier « Bt » ( Bacillus thuringiensis) qui est producteur d’une molécule insecticide censé résister à la pyrale. La plante sécrète donc d’elle même ce pesticide, non toxique pour l’Homme mais mortel pour ce papillon. Néanmoins, il est avéré que la pyrale développera à terme une résistance à cet insecticide. Le « Bt », pesticide d’origine naturelle ne sera plus d’aucune utilité. Ce cas peut être généralisé et l’on se rend compte que le transfert incontrôlé de gènes est un sérieux problème car il faudra sans cesse changer de traitement pour un produit certainement plus toxique que le précédent. Qu’adviendra-t-il alors de la culture biologique qui n’utilise que le « Bt » ? On le voit bien, la porosité des barrières entre espèces affines pose donc un problème de taille, car si une espèce devient beaucoup plus compétitive qu’une autre, n’y a-t-il pas aussi un risque pour la biodiversité ?
__Enfin, la manipulation à outrance des plantes n’est pas sans danger. En introduisant des nouveaux gènes dans une plante, on peut arriver à des effets néfastes et inattendus comme l’apparition d’allergies, de nouvelles toxicité ou bien l’augmentation d’une toxicité naturelle. Une plante supposée se défendre contre un organisme pathogène (un virus ou un insecte) peut au final être toxique ou allergisante pour le consommateur. Un soja auquel on avait ajouté un gène afin d’améliorer ses qualités nutritives s’est avéré allergénique.
On constate donc que la culture in vitro lorsqu’elle a pour but de modifier génétiquement une plante, n’est pas toujours bénéfique. Les apports ne sont pas forcément positifs aussi bien économiquement qu’écologiquement.
__On mesure encore mal l’impact des plantes transgéniques sur notre environnement et le désordre écologique qu’elles pourraient causer. L’évolution de celle-ci et de leurs gênes au sein des écosystèmes auxquels elles appartiennent est un problème majeur car la durée de survie dans le sol des bactéries au patrimoine génétique modifié semble plus importante que prévue. Par crainte d’une dissémination accidentelle de ces micro-organismes on travaille dans les locaux aussi étanches que possible avec une hygiène irréprochable.
__Toutefois, lorsque la culture de ces plantes se fait en conditions naturelles il existe des facteurs de dissémination incontrôlables : le vent, l’eau, les animaux et l’homme transportent leurs pollens, leurs graines ou leurs plantules. Dans ces conditions, ne faut-il pas alors craindre des transmissions involontaires de gênes entre plantes « sauvages » et modifiées ? Des plantes, comme le colza ou l’endive transgénique auront donc la possibilité de transmettre leurs transgènes de résistances aux herbicides à des mauvaises herbes lors de croisements naturels. Elles donneraient naissance à de « supermauvaises herbes » dont il serait presque impossible de se débarrasser. Dans cette hypothèse, des phénomènes invasifs de certaines espèces sont à prévoir. Prenons un exemple : le maïs transgénique. On a introduit un gène à ce dernier « Bt » ( Bacillus thuringiensis) qui est producteur d’une molécule insecticide censé résister à la pyrale. La plante sécrète donc d’elle même ce pesticide, non toxique pour l’Homme mais mortel pour ce papillon. Néanmoins, il est avéré que la pyrale développera à terme une résistance à cet insecticide. Le « Bt », pesticide d’origine naturelle ne sera plus d’aucune utilité. Ce cas peut être généralisé et l’on se rend compte que le transfert incontrôlé de gènes est un sérieux problème car il faudra sans cesse changer de traitement pour un produit certainement plus toxique que le précédent. Qu’adviendra-t-il alors de la culture biologique qui n’utilise que le « Bt » ? On le voit bien, la porosité des barrières entre espèces affines pose donc un problème de taille, car si une espèce devient beaucoup plus compétitive qu’une autre, n’y a-t-il pas aussi un risque pour la biodiversité ?
__Enfin, la manipulation à outrance des plantes n’est pas sans danger. En introduisant des nouveaux gènes dans une plante, on peut arriver à des effets néfastes et inattendus comme l’apparition d’allergies, de nouvelles toxicité ou bien l’augmentation d’une toxicité naturelle. Une plante supposée se défendre contre un organisme pathogène (un virus ou un insecte) peut au final être toxique ou allergisante pour le consommateur. Un soja auquel on avait ajouté un gène afin d’améliorer ses qualités nutritives s’est avéré allergénique.
On constate donc que la culture in vitro lorsqu’elle a pour but de modifier génétiquement une plante, n’est pas toujours bénéfique. Les apports ne sont pas forcément positifs aussi bien économiquement qu’écologiquement.