jeudi 22 janvier 2009

Conclusion

__Nous avons donc pu constater, que par bien des manières la culture in vitro a révolutionnée le monde agricole. Elle est une innovation majeure de la fin du XXe siècle car sa méthode même est extraordinaire. Comment aurait-on pu imaginer qu’un jour l’Homme puisse contrôler à ce point la nature ? Les scientifiques réussissent aujourd’hui à modifier ce que l’évolution a mis des millions d’années à engendrer ! Ce bouleversement de « l’ordre établi » présente des aspects positifs, c’est indéniable. Des applications au progrès de la médecine ont été trouvées. On trouve par exemple, un colza auquel on a ajouté un gène de sangsue qui produit un anticoagulant d’un intérêt hautement thérapeutique : l’hirudine. Il existe sur cette même plante, une autre manipulation qui la conduit à sécréter une enzyme précieuse dans la lutte contre la mucoviscidose. Le « riz doré » destiné au pays du Tiers-Monde est un riz auquel des chercheurs suisses avaient ajouté trois gènes nécessaires à la fabrication du bêta-carotène. On ne s’est pas arrêté à une seule modification : on y a inséré des gènes favorisant l’assimilation du fer, plus révolutionnaire encore, on vise l’ajout d’un gêne (construit de toutes pièces) permettant la synthèse d’une protéine constituée d’acides aminés dont le corps est dépendant mais qu’il est cependant incapable de fabriquer.
__Derrière ces actions que l’on pourrait qualifier presque de philanthropiques se profile une réalité moins appréciable. La culture in vitro a eu indirectement, en effet, plusieurs impacts sur l’économie du monde agricole et les dégâts qu’elle provoque sur les écosystèmes ne sont pas encore bien connus.

__Les manipulations génétiques n’ont donc pas fini de faire parler d’elles… Mais il est une constante que nous nous devons de garder en tête, nous sommes dépendants de la nature mais l’inverse n’est pas vrai :c’est pourquoi elle est à traiter avec respect et l’on ne peut pas « jouer » aux apprentis-sorciers car il sera bien difficile de rattraper les erreurs commises. Comme le disait déjà Goethe :
« la nature n’admet pas la plaisanterie ; elle est
toujours vraie, toujours sérieuse, toujours sévère ; elle a toujours
raison. Les fautes et les erreurs viennent toujours de l’Homme »