__Tout d’abord, il convient de se demander comment est utilisée la culture in vitro dans le domaine de l’agriculture.
__Car cette contribution indirecte à l’évolution des techniques agricoles s’opère bien loin du champ. En effet, cette technique se déroule en laboratoire et nécessite par conséquent de lourds investissements. On pourrait distinguer deux types de culture in vitro végétale. La première serait la reproduction en masse d’une plante à partir d’une plante mère sans que l’on touche à son patrimoine génétique. La seconde se différencierait de la première par les modifications que l’on apporterait à sont information génétique. On retrouve ce type de plantes sous l’appellation, moins barbare, d’OGM. Nous nous intéresserons donc plus en détails à cette seconde catégorie mais cette révolution relativement récente du monde agricole est donc à analyser avec du recul.
___1. Évolutions économiques
__Jusqu’à présent, un cultivateur prélevait une partie de ses récoltes afin de semer l’année suivante son champ. Il apparaît clairement que ce temps est révolu. Après avoir rencontré beaucoup d’obstacles, la transgénèse des végétaux et notamment des plantes ayant vocation à être cultivées est devenue une réalité scientifique mais surtout économique. En trois ans (de 1996 à 1999) la totalité des surfaces de plantes transgéniques plantées dans le monde est passée de 3 millions d’hectares à 40 millions : le marché de celles-ci est donc en pleine expansion. A l’heure où un nombre incommensurable de plantes transgéniques (et les herbicides qui les accompagnent) fleurissent sur le marché, il est nécessaire de se poser la question : « A qui profite ce profond bouleversement ? »
__A première vue, il profite aux agriculteurs. Les « mauvaises herbes » sont responsables d’une diminution du rendement des cultures (environ 10%) mais les herbicides classiques destinés initialement à les éradiquer atteignent souvent les plantes qu’ils sont censés protéger. Leur utilisation n’est donc pas profitable à l’agriculteur. Avec l’utilisation de plantes transgéniques résistantes aux herbicides( comme le colza ou le soja ), le champ peut donc être débarrassé des ses mauvaises herbes tout en préservant les cultures. Mais qu’en est-il des ravages causés par les insectes ? Avec la même technique, un transfert de gènes, on permet à la plante (comme le maïs ou le coton) de se défendre seule contre les insectes. Il n’y a plus de risque de lessivage de l’insecticide par la pluie et permet donc l’économie d’épandages d’herbicides ou d’insecticides à répétition aussi toxiques qu’onéreux.
__Il est aussi possible d’obtenir des résistances aux métaux lourds, à l’acidité d’un sol, aux sels, au gel, à l’excès de lumière, à l’irradiation aux ultraviolets ou bien même à la sécheresse. Par exemple, par ajout d’un gène, le tabac ou les fraises sont rendus moins sensibles au froid.
Par ces modifications génétiques, « l’Homme » évite donc la perte d’une partie de ses récoltes et peut, qui plus est, se permettre de cultiver sur des surfaces a priori plus difficiles à exploiter.
__Mais au-delà de ces aspects économiques plutôt positifs, quelle réalité se cache derrière l’emploi de ces plantes génétiquement modifiées ? Il est évident que l’élaboration et la production de semences de plus en plus complexes nécessitent des moyens financiers colossaux. Cette difficulté de mise en œuvre de la culture in vitro conduit ainsi à un constat alarmant : 99% des OGM végétaux transgéniques mondiaux sont commercialisés par seulement cinq multinationales puissantes. Ces quelques firmes détiennent donc un pouvoir énorme. On citera surtout Monsanto, Du Pont, Novartis, Zeneca ou Aventis. Les enjeux sont énormes et se comptent en milliards de dollars. Comment ne pas craindre un « asservissement » progressif des agriculteurs toujours plus nécessiteux, pour rester compétitifs, des dernières innovations produites par ces mêmes « géants » ? C’est une relation de dépendance qui s’installe entre les leaders du secteur et les agriculteurs. Si certains agriculteurs des pays développés refusent, par choix, une telle orientation, d’autres, comme les paysans du Sud ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Comment un agriculteur aux ressources pécuniaires infimes pourrait-il acheter à la fois les semences transgéniques et le pesticide qui leur correspond ? On peut donc appréhender, pour demain, la mise en place d’un monopole de la vente des semences par quelques grandes firmes qui se sont dès aujourd’hui accaparées la vente des pesticides.
__Car cette contribution indirecte à l’évolution des techniques agricoles s’opère bien loin du champ. En effet, cette technique se déroule en laboratoire et nécessite par conséquent de lourds investissements. On pourrait distinguer deux types de culture in vitro végétale. La première serait la reproduction en masse d’une plante à partir d’une plante mère sans que l’on touche à son patrimoine génétique. La seconde se différencierait de la première par les modifications que l’on apporterait à sont information génétique. On retrouve ce type de plantes sous l’appellation, moins barbare, d’OGM. Nous nous intéresserons donc plus en détails à cette seconde catégorie mais cette révolution relativement récente du monde agricole est donc à analyser avec du recul.
___1. Évolutions économiques
__Jusqu’à présent, un cultivateur prélevait une partie de ses récoltes afin de semer l’année suivante son champ. Il apparaît clairement que ce temps est révolu. Après avoir rencontré beaucoup d’obstacles, la transgénèse des végétaux et notamment des plantes ayant vocation à être cultivées est devenue une réalité scientifique mais surtout économique. En trois ans (de 1996 à 1999) la totalité des surfaces de plantes transgéniques plantées dans le monde est passée de 3 millions d’hectares à 40 millions : le marché de celles-ci est donc en pleine expansion. A l’heure où un nombre incommensurable de plantes transgéniques (et les herbicides qui les accompagnent) fleurissent sur le marché, il est nécessaire de se poser la question : « A qui profite ce profond bouleversement ? »
__A première vue, il profite aux agriculteurs. Les « mauvaises herbes » sont responsables d’une diminution du rendement des cultures (environ 10%) mais les herbicides classiques destinés initialement à les éradiquer atteignent souvent les plantes qu’ils sont censés protéger. Leur utilisation n’est donc pas profitable à l’agriculteur. Avec l’utilisation de plantes transgéniques résistantes aux herbicides( comme le colza ou le soja ), le champ peut donc être débarrassé des ses mauvaises herbes tout en préservant les cultures. Mais qu’en est-il des ravages causés par les insectes ? Avec la même technique, un transfert de gènes, on permet à la plante (comme le maïs ou le coton) de se défendre seule contre les insectes. Il n’y a plus de risque de lessivage de l’insecticide par la pluie et permet donc l’économie d’épandages d’herbicides ou d’insecticides à répétition aussi toxiques qu’onéreux.
__Il est aussi possible d’obtenir des résistances aux métaux lourds, à l’acidité d’un sol, aux sels, au gel, à l’excès de lumière, à l’irradiation aux ultraviolets ou bien même à la sécheresse. Par exemple, par ajout d’un gène, le tabac ou les fraises sont rendus moins sensibles au froid.
Par ces modifications génétiques, « l’Homme » évite donc la perte d’une partie de ses récoltes et peut, qui plus est, se permettre de cultiver sur des surfaces a priori plus difficiles à exploiter.
__Mais au-delà de ces aspects économiques plutôt positifs, quelle réalité se cache derrière l’emploi de ces plantes génétiquement modifiées ? Il est évident que l’élaboration et la production de semences de plus en plus complexes nécessitent des moyens financiers colossaux. Cette difficulté de mise en œuvre de la culture in vitro conduit ainsi à un constat alarmant : 99% des OGM végétaux transgéniques mondiaux sont commercialisés par seulement cinq multinationales puissantes. Ces quelques firmes détiennent donc un pouvoir énorme. On citera surtout Monsanto, Du Pont, Novartis, Zeneca ou Aventis. Les enjeux sont énormes et se comptent en milliards de dollars. Comment ne pas craindre un « asservissement » progressif des agriculteurs toujours plus nécessiteux, pour rester compétitifs, des dernières innovations produites par ces mêmes « géants » ? C’est une relation de dépendance qui s’installe entre les leaders du secteur et les agriculteurs. Si certains agriculteurs des pays développés refusent, par choix, une telle orientation, d’autres, comme les paysans du Sud ne peuvent tout simplement pas se le permettre. Comment un agriculteur aux ressources pécuniaires infimes pourrait-il acheter à la fois les semences transgéniques et le pesticide qui leur correspond ? On peut donc appréhender, pour demain, la mise en place d’un monopole de la vente des semences par quelques grandes firmes qui se sont dès aujourd’hui accaparées la vente des pesticides.